Un peu d’histoire

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Un territoire à haute vitesse

La Communauté de Communes "Rives de Moselle" s’est engagée, dès son origine dans des actions volontaristes de développement économique, sur le périmètre de l’ancienne intercommunalité (Communauté de Communes de Maizières-Lès-Metz).
Après 30 années au cours desquelles différentes opérations ont été menées afin de conforter l’attractivité de son territoire, la Communauté de Communes souhaitait prolonger le RHD 57 afin de permettre aux acteurs institutionnels et économiques et aux citoyens de bénéficier d’un accès Très Haut Débit dans un cadre technico-financier satisfaisant.

En 2010, la Communauté de Communes a procédé à un diagnostic de la couverture haut débit et très haut débit de son territoire.
Cette démarche a montré que le territoire communautaire recouvrait à cette époque une situation contrastée :

  • sur 6 Nœuds de Raccordement Abonnés (NRA) couvrant le territoire de la collectivité, 2 d’entre eux n’étaient pas dégroupés et proposaient des offres et des niveaux de services non homogènes,
  • le RHD 57, avec le raccordement fibre optique des NRA, apporte un bon niveau de concurrence sur les NRA dégroupés avec la présence, outre de France Telecom, d’opérateurs alternatifs tels que Bouygues Telecom, Completel, Free, SFR,
  • par ailleurs, on relevait une couverture Internet hétérogène et un niveau de débits moyen dans la Communauté de Communes, qui ne sont pas compensés par la présence des réseaux câblés.

En effet, ces réseaux offraient au moment du diagnostic des débits Internet moyens (30 Mbps théoriques) avec, pour certaines communes (Ay sur Moselle, Ennery, Tremery, Argancy, Flévy) des accès qui se situaient entre 2 et 8 Mbps, à un tarif relativement élevé pour ce niveau de service. Bien que le débit éventuel des utilisateurs résidentiels et des entreprises pouvait être élevé et représentait un potentiel de consommation télécoms significatif, les opérateurs ne prévoyaient pas d’investir en propre dans un avenir proche.
Il était clair, dans ces conditions, que la collectivité ne disposait pas d’une situation en rapport avec son potentiel et sa capacité de développement.

En outre, la fracture numérique se déplaçant désormais du haut débit au très haut débit, la situation de la Communauté de Communes laisse entière la question de l’accès au Très Haut Débit, sur fibre optique (FTTH), pour les particuliers et pour les entreprises. Dans cette perspective, la prise en main de son aménagement numérique par la collectivité elle-même constituait la meilleure réponse à cette situation. Elle inscrira dans ses statuts en 2010 cette nouvelle compétence.

À la suite de ce diagnostic, la Communauté de Communes a conduit une étude de faisabilité technico-économique de la couverture FTTH-FTTU qui a permis de cerner les conditions de mise en œuvre d’un réseau très haut débit, sur fibre optique à l’abonné, susceptible de couvrir dans la Communauté de Communes, le maximum de particuliers et d’entreprises.

Compte tenu de ces éléments, la Communauté de Communes a souhaité voir la mise en place d’un réseau très haut débit sur fibre optique, ouvert à tous les opérateurs, susceptible de créer les conditions d’une offre multi-services aux abonnés, selon des modalités de neutralité et d’accessibilité optimales.

Depuis décembre 2013, le réseau FTTH de la Collectivité est opérationnel.
L’ensemble du territoire est pré-équipé, les opérateurs présents offrent des abonnements à destination des particuliers et entreprises, avec des niveaux de services étudiés pour chacun.

Vers une montée en puissance des réseaux fibre à l’abonné (FTTH-FTTU)

L’émergence numérique, ou des services portés par la croissance de la demande est dépendante de la bande passante accessible.

Chaque année voit naître de nouveaux objets de communication et de nouveaux usages :

  • surfer sur Internet et simultanément téléphoner et regarder un film sur le même écran ou sur des écrans répartis dans différentes pièces de l’appartement,
  • avoir un accès dynamique et instantané aux services de plusieurs opérateurs, successivement ou conjointement, par un simple clic sur le menu de l’écran,
  • enregistrer un film et, dans le même temps, en regarder un second,
  • regarder un film à la maison avec la même qualité d’écoute et de vision qu’au cinéma…

Tout cela est rendu possible par les réseaux fibre à l’abonné.

Dans le cadre de la croissance de la demande en débits symétriques, on assiste à des envois, par les particuliers, de films vidéo personnels de forte capacité. Or, un film de 1 Gbps en débit remontant met deux minutes là où, sur l’ADSL, plus de deux heures auraient été nécessaires. L’hébergement de blogs personnels ou professionnels, la TVHD en trois dimensions, 4k, , les jeux interactifs en immersion ou massivement multi-joueurs, l’achat à distance, la préparation de voyages avec une simulation ou une vision directe des lieux et des offres proposées, le parcours de commerces en trois dimensions avec l’ambiance sonore, l’accès à des guichets administratifs pour les formalités et les renseignements administratifs et juridiques, les déclarations fiscales, médicales, scolaires avec la possibilité d’échanger des documents de toutes sortes si nécessaire, constituent des applications portées par la fibre optique.

Au-delà des applications liées au home networking (applications réseau à domicile), on assiste à une montée en puissance des téléservices de proximité, à l’initiative des administrations, des institutions, des gestionnaires immobiliers, que ce soit dans le domaine de l’e-administration (accès à des services liés au SIG municipal : données cadastrales, plans…) de la gestion urbaine et des transports (services d’information sur les places de parking en temps réel, géolocalisation), de l’e-education, de la santé (télésurveillance et assistance médicale), de la banque. Le nomadisme en lien avec la gestion des espaces publics conduit les municipalités à proposer des connexions Internet dans les bibliothèques ou à proximité, les jardins et squares, les mairies, les centres sociaux.

L’émergence des réseaux fibre à l’abonné, FTTH (Fibre à l’appartement ou à la maison), FTTB (Fibre au bâtiment), FTTU (Fibre à l’utilisateur final), FTTLA (Fibre au dernier amplificateur), FTTN (Fibre au sous-répartiteur), répond à ces problématiques de montée en débit.

L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de substituer à la boucle locale cuivre une boucle locale fibre optique sur le territoire français. Les experts parlent de véritable saut technologique (changement de paradigme), confirmés par l’ARCEP : « La fibre conduit à une rupture technologique de même type que celle introduite par le cuivre ou le câble en leur temps. C’est la boucle locale du futur ».

La Commission européenne, elle-même, dans les nouvelles mesures liées à sa nouvelle stratégie numérique annoncées en mai 2010, souhaite la création d’un marché unique des réseaux numériques avec le développement du très haut débit sur fibre optique.

Le projet Fibre

Les caractéristiques du projet de réseau très haut débit pour la Communauté de Communes " Rives de Moselle ".

Ce projet dessert les communes de l’ex Communauté de Communes de Maizières-Lès-Metz (Antilly - Argancy - Ay-sur-Moselle - Chailly-Lès-Ennery - Charly-Oradour - Ennery - Fèves - Flévy - Maizières-Lès-Metz - Malroy - Norroy-Le-Veneur - Plesnois - Semécourt - Trémery) en veillant à sa bonne articulation avec les initiatives privées.

Il privilégie le support fibre optique jusqu’à l’utilisateur final, caractéristique des réseaux de nouvelle génération (FTTH).
Le projet de réseau recouvre les zones d’habitat résidentiel (collectifs et pavillons), les entreprises innervées dans le tissu résidentiel et celles présentes dans les parcs d’activités économiques.
Il concerne toutes les catégories d’utilisateurs (particuliers, petites et grandes entreprises, établissements publics).
L’hypothèse retenue aboutit à la constitution d’un réseau fibre optique fédérateur avec, au-delà, une capillarité en fibre jusqu’à l’utilisateur final comme mode de déploiement privilégié. Le projet combine ainsi la desserte de secteurs du territoire de la Communauté de Communes qui sont jusqu’alors mal desservis en haut débit et le meilleur standard existant (la fibre jusqu’à l’utilisateur) comme colonne vertébrale du projet pour les utilisateurs finaux.

La fibre optique est en effet un média plus équitable que la boucle cuivre dans la mesure où elle donne accès à tous les abonnés aux mêmes débits, indépendamment de leur distance du Nœud de Raccordement Optique, et donc aux mêmes niveaux de service.
La fibre optique jusqu’à l’abonné permet en outre de faciliter l’accès aux territoires pour de nouveaux entrants grâce à une architecture de réseau ouverte, multi-services et multi-opérateurs.

Cadre Juridique Retenu

Pour assurer cette opération, le cadre juridique retenu par la Communauté de Communes " Rives de Moselle ", en sa qualité d’autorité organisatrice du service public local de mise à disposition de capacités de communications électroniques, est celui de la Délégation de Service Public (DSP), sous la forme d’une concession de travaux et de service publics.

La convention de délégation de service public a été conclue avec le groupement d’entreprises Altitude / Arcan Networks le 20 Janvier 2012 (naissance de la structure RESOPTIC, rappel).

Le réseau est réalisé en cohérence avec les autres Réseaux d’Initiative Publique (RIP) et de façon à permettre une bonne articulation avec l’investissement privé.
Il garantit l’utilisation partagée des infrastructures établies ou acquises dans le cadre de ce projet et respecte le principe d’égalité et de libre concurrence sur les marchés des communications électroniques.

Phase opérationnelle du projet Fibre - Budget

Le groupement qui a déployé ce réseau, et qui l’exploitera durant 25 ans, a créé la structure RESOPTIC pour assurer la gestion de la Délégation de Service Publique.
Il est composé d’Altitude Infrastructure, opérateur national spécialiste de l’aménagement numérique de territoires moyennement ou peu denses, et de Neocenter Est (ex Arcan Networks), un opérateur régional de l’Est de la France.

Ce projet représente un investissement de 9,73 M€, réparti entre investissement privé (4,8 M€) et participation publique de la Communauté de Communes (5,9 M€).
Il implique le déploiement de 174 km de fibre optique, nécessitant 59 km de génie civil, 20 km de réseau aérien, avec la réutilisation de 95 km de fourreaux existants.
13 SRO (sous-répartiteurs optique) et 2 NRO (nœuds de raccordement optique) sont construits et près de 10.000 prises raccordables sont installées.
Ces prises permettent de couvrir la totalité des entreprises, foyers et sites publics de l’ex Communauté de Communes de Maizières-Lès-Metz, soit 8 zones d’activité et leurs 349 entreprises, 19 sites publics, 9.563 foyers et 4 antennes de réseaux mobiles.

La mise en service totale du réseau est opérationnelle depuis le premier janvier 2014, après 22 mois de travaux.

Cette nouvelle infrastructure est neutre : elle propose des offres actives et passives qui permettent d’accueillir tous les opérateurs et fournisseurs de services commerciaux.

Ainsi depuis 2014, les entreprises et particuliers peuvent disposer de services quadruple play Internet, téléphonie fixe et mobile, et télévision que permet de leur apporter le très haut débit à 100 Mb/s.

Retrouvez toutes les informations utiles sur www.resoptic.fr ou sur la page Facebook de Resoptic.

Dernière mise à jour de ces informations : 5 mai 2015